À Nice, l'élagueur rencontre des arbres soumis à des contraintes très contrastées : chaleur prolongée, sols secs, rafales marines, pluies intenses et ruissellement près du Paillon. Un pin exposé peut développer une couronne dissymétrique, tandis qu'un sol détrempé perd temporairement sa résistance autour des racines. Les épisodes méditerranéens cumulent parfois eau et vent sur un bois déjà déshydraté. Le risque ne dépend donc pas seulement de la force d'une tempête. Il résulte aussi de l'état antérieur du tronc, de la surface foliaire et de l'ancrage. Le DICRIM local recense vents violents, orages et pluies-inondations, avec le retour d'expérience de la tempête Alex d'octobre 2020 (Ville de Nice, DICRIM 2024).
Le réchauffement accentue cette fatigue. À Nice, l'anomalie de température moyenne a progressé de +1,5 °C depuis 1960 selon la Métropole Nice Côte d'Azur et le GREC-SUD. Les sécheresses répétées réduisent la vigueur, favorisent le dépérissement de rameaux et rendent certaines branches plus cassantes. Une pluie brutale sur terrain desséché ne restaure pas immédiatement l'ancrage. Avant une coupe d'arbres, nous cherchons donc les fissures, cavités, champignons et mouvements du sol. Une sylviculture urbaine sérieuse suit l'arbre dans le temps. Après l'urgence, une taille raisonnée ou une surveillance programmée limite le retour du danger.